Partager l'article ! Olivier Orain : curriculum vitae 2: Le CV en bonne et due forme est ici Activités de recherche ...
Le CV en bonne et due forme est ici
Activités de recherche
Principaux centres d’intérêt en recherche :
1 Épistémologie et histoire des sciences humaines (et de la géographie au premier chef)
2 Historiographie de Mai 1968 (et de ses « effets » supposés dans le champ scientifique)
3 Géographie théorique (analyse spatiale et théorie des systèmes)
4 Histoire culturelle de la Russie (XIXe – XXe siècles) et questions historiographiques afférentes
Collaborations :
* Membre de l’équipe de recherche E.H.GO (Épistémologie et histoire de la géographie, directeur : Jean-Marc BESSE), composante
du laboratoire Géographie-cités (U.M.R. 8504), depuis 1992.
* Membre du comité de direction de l’Espace géographique (correspondant de décembre 2006 à mars 2008, au comité de
rédaction de 2008 à 2010, directeur adjoint depuis 2010).
* Secrétaire de la Société Française pour l’Histoire des Sciences de l’Homme (S.F.H.S.H.) depuis janvier 2011 (élu
au conseil d’administration depuis 2007).
* Membre du comité de rédaction de la Revue d’histoire des sciences humaines (RHSH) depuis décembre 2009.
* Membre du comité de lecture de l’encyclopédie électronique en ligne Hypergéo depuis septembre 2010.
Animation de la recherche :
* Responsable du Groupe de recherches sur les épistémologies de la géographie contemporaine (GREGc), composante de l’équipe
E.H.GO, depuis décembre 2007.
* Co-organisateur et responsable scientifique du séminaire interne de l’UMR Géographie-cités, Individus, acteurs, agents, tenu à
Marly-le-Roi les 18-19 mai 2009.
Organisation de colloque :
Avec Bertrand Müller : « Mai 1968, creuset pour les sciences de l'homme ? ». Colloque annuel de la Société française pour
l'histoire des sciences de l'homme. Paris, 10-12 septembre 2008.
Invitations à titre individuel dans des séminaires de recherche :
Vendredi 18 novembre 2011, 9h00-17h00, Séminaire ART-Dev « Sens et portée de la problématique des effets de
lieu en géographie et en sciences sociales » (organisé par Catherine Sélimanovski). Discutant invité
Mercredi 18 novembre 2009, 15h00 – 18H00, Séminaire Paris 8/Ladyss (Saint-Denis). Intervention intitulée «
Écologie humaine. Éléments sur l’émergence plurielle d’un syntagme ».
Vendredi 11 mai 2007, 11H00 – 12H00, Séminaire EUGÉA (Lyon), « Les nouvelles cartes du monde ». Intervention
intitulée « 30 ans de lectures critiques de la production cartographique : ce qu'une posture constructiviste peut apporter en géographie »
Vendredi 13 janvier 2006, 14H00 – 16H00, Centre Koyré et Société française pour l’histoire des sciences de
l’homme (Paris). « Les épistémologies du géographe (1900-1990), entre conformités institutionnelles et pratiques réelles »
Samedi 10 décembre 2005, 9H00 – 13H00, Groupe Dupont (Avignon). « Perspectives sur l’évolution de la géographie
en France depuis les années 1960 ».
Communications à des colloques :
Porquerolles (2009) : Biennale d’histoire des théories linguistiques, Qu’est-ce que l’historicité des idées
linguistiques ?, S. Archaimbault et C. Puech, dir., Porquerolles, 31 août - 5 septembre 2009.
Conférence intitulée « Les pratiques de l’histoire de la géographie en France depuis 1969 » (1er septembre 2009)
Paris (2008) : Colloque Mai 68, creuset pour les sciences de l’homme ?, B. Müller et O. Orain (dir.), Paris,
Centre Malher, 10-12 septembre 2008.
Allocution introductive au colloque intitulée : « De la légende dorée à la série noire : la construction des mythes
universitaires sur l’« influence de Mai-68 » »
Toulouse (2003) : Journée Rencontres entre mathématiques appliquées et sciences de l’homme, B. Jouve et S.
Mercier, dir., 8 avril 2003.
Présentation d’une communication orale intitulée : « L’émergence de préoccupations "quantitativistes" dans la géographie
française (1960-1980) : circonstances, formes et résistances »
Rennes (1999) : Colloque Rennes (1899-1999). La fondation des laboratoires de géographie et la figure
d’Emmanuel de Martonne, G. Baudelle, J.-P. Marchand et M.-C. Robic (dir.), Rennes, Institut de géographie, 4-6 novembre 1999.
Présentation d’une communication orale intitulée : « Emmanuel de Martonne, constructeur de l’orthodoxie implicite de l’écriture
post-vidalienne ? » Texte publié.
Cerisy (1999) : Colloque Logique de l’espace, esprit des lieux, J. Lévy et M. Lussault (dir.), Cerisy, 21-26
septembre 1999.
Intervention orale intitulée : « Pour une histoire des pratiques scripturaires de la géographie » dans l’atelier « Le fil de
l’histoire (continuités et discontinuités de la géographie) ». Texte publié.
Poitiers (1999) : Colloque interdisciplinaire Représentation(s), G. Ferréol (dir.), Poitiers, Maison des
sciences de l’homme et de la société, 5-7 mai 1999.
Présentation d’une communication orale intitulée : « Le plain-pied du monde. Évolution du statut du référent dans la géographie
humaine française au XXe siècle ».
Sion (1997) : Colloque international Géographie(s) et langage(s) : interface, représentation,
interdisciplinarité, G. Nicolas, J.-P. Ferrier et M.-C. Robic, dir., Institut universitaire Kurt Bösch, Sion, Suisse, 11-12 septembre 1997.
Présentation d’une communication orale intitulée : « Les motivations du discours géographique. Contribution à une étude
textuelle des écrits des géographes postvidaliens ». Texte publié.
Intervention dans des séminaires de l’équipe E.H.GO (Paris) :
Octobre 2010 : Ce que Mai 68 a fait à la géographie française
Mai 2010 (avec Fabrice Ripoll) : Un programme de recherche pour étudier les épistémologies de la géographie
contemporaine
Novembre 2006 : Les géographes et les démarches cliniques
Février 2004 (avec Marie-Pierre Sol) : « Pour une sémantique historique de "géographie sociale" » Décembre 2002 : « La
géographie française dans le prisme kuhnien »
Mai 2002 : « Roger Brunet et la « nouvelle géographie » : convergences et singularité »
Avril 2001 : Compte-rendu de l’ouvrage de Jean-Michel Chapoulie, La tradition sociologique de Chicago. 1892-1961, Paris, Le
Seuil, 2001.
Juin 2000 : « Le rôle de valeurs pré-constructivistes dans la remise en question de la géographie classique française (années
1970 - années 1990) ».
Mai 1998 : « Géographie et réalisme ».
Mars 1997 : « La quadrature d’un concept : organisation de l’espace ».
Bilan et nuances
Incontestablement, c’est dans le champ de l’histoire et de l’épistémologie de la géographie (et des sciences sociales) que se situe
l’essentiel de mon activité de recherche, mais aussi mon actuelle reconnaissance professionnelle.
Néanmoins, cet affichage ne doit pas occulter les travaux de terrain que j’ai menés durant mes années toulousaines : sur la représentation de la qualité dans le vignoble de Cahors, sur les
conflits socio-spatiaux générés par la périurbanisation dans le Sud-Ouest (agglomérations de Cahors, Montauban et Toulouse), sur les formes de diversification de l’activité en milieu agricole
dans le Lot (filières de « qualité », agrotourisme, parcs régionaux). Ces travaux, intimement liés à ma position de formateur aux métiers de la recherche en géographie rurale (licence), n’ont pas
débouché sur des publications, faute de temps. En 2005-2006, j’ai développé un « chantier » avec des étudiants de niveaux divers autour des mouvements de rejet contestant l’implantation d’un
second aéroport « toulousain » dans le secteur de Verdun-sur-Garonne-Monbéqui (Tarn et Garonne).
- Géographie rurale (1992-2006)
- Géographie de la Russie et des pays proches (1996-2006)
- Préparation aux concours (tutorat depuis 1996, CM depuis 1997 - jusqu'en 2006)
- Histoire et épistémologie de la géographie (depuis 1997)
- Philosophie des sciences (depuis 1997)
- Initiation à l’analyse spatiale (1997-2006)
- Géographie urbaine (2001-2006)
* À l’université Paris I (1992-1993 et 1995-1996), je n’enseignais que la géographie rurale, avec un spectre assez large de thématiques sur les pays dits « développés ». Dès mon arrivée à Toulouse, j’ai été intégré dans la filière de spécialité « sociétés et espaces ruraux », dans laquelle j’ai joué un rôle d’animation (préparant les stages de terrain) et proposé des cours de géographie rurale « généraliste » : définitions du « rural », histoire de la France rurale (1945-2000), typologie des espaces ruraux français, périurbanisation, filières « qualité » et filières productivistes, société et espaces ruraux en Russie, etc.
* À mon arrivée à Toulouse, on m’a confié un cours de première année intitulé « L’effondrement de l’URSS », à fort contenu historique, qui a duré cinq ans (1996-2001), avant d’être redéployé dans une UE de deuxième année, créée avec Michel Roux, et intitulée « Le « Bloc de l’Est », construction et déconstruction d’un ensemble géographique ». Après le départ de M. Roux à la retraite, ce module a été transféré en option de licence à effectif plus modeste, et resserré sur le « Monde russe » (soit la Russie et son « proche étranger »). Ces expériences successives m’ont permis de tenir à jour mes connaissances sur la Russie de ces vingt dernières années.
* De mon arrivée à l’université Toulouse 2 à mon départ, j’ai enseigné dans un module intitulé «Organisation de l’espace », qui m’a demandé à l’origine un gros investissement en matière de connaissances, et dans lequel j’ai pu enseigner jusqu’à plus de 200 heures par an. Depuis 1997, j’y ai développé de nombreux supports de CM en épistémologie, épistémologie et histoire de la géographie, analyse spatiale, approche systémique, géographie urbaine, géographie des territoires. En TD, ce fut un lieu d’élaboration d’une pédagogie basée sur l’étude critique de textes de géographie d’époques diverses. Ces contenus sont actuellement éparpillés entre trois UE de L2 et de L3. J’estime qu’un enseignement de l’analyse spatiale aux étudiants, fût-il très général, est nécessaire pour leur culture générale.
* J’ai également été amené dès 1996 à faire du tutorat pour les capétiens et les agrégatifs : préparation aux épreuves écrites et orales, méthodologie de la dissertation et du commentaire de documents, préparation à l’épreuve sur dossier du CAPES. Depuis la réforme de l’agrégation de géographie, j’ai été sollicité à deux reprises par le Centre national d’enseignement à distance pour rédiger des cours sur les questions épistémologiques. J’ai assuré pendant deux ans un tutorat spécifique pour les agrégatifs d’histoire, afin de les décomplexer face à l’épreuve « dissertation de géographie » : leur apprendre à problématiser, à organiser des plans cohérents, à insérer des illustrations, etc. En 2005-2006, j’ai de surcroît assuré 50 heures de cours de préparation à l’agrégation de géographie, sur les deux questions thématiques « échelles et temporalités en géographie » et « ville et environnement ».
* Depuis 2001, mes enseignements en géographie urbaine n’ont cessé de se multiplier, avec une dominante « spatialiste » (systèmes de villes, organisations intra-urbaines), mais sans exclusive : j’enseigne également sur les problèmes de société, les banlieues, les questions d’environnement, et l’« écologie urbaine » dans les deux sens (celui hérité de la tradition sociologique de Chicago et celui, plus environnementaliste, qui se développe aujourd’hui). Par ailleurs, l’étude de la périurbanisation m’a amené à développer des enseignements de géographie sociale mettant l’accent sur les conflits en zones périurbaines (conflits d’équipement, dits « phénomènes nimby », conflits socio-politiques entre ruraux « anciens » et périurbains, etc.), en insistant sur les effets de transformation induits par l’extension des interactions urbaines.
Emmanuel Meillan, L’objet “ vignoble ” dans la géographie classique française, mémoire de maîtrise sous la direction de
Marie-Claire Robic et Olivier Orain, Paris, université de Paris I, juin 1997.
Anthony-Jean Colombani, Fiction littéraire et écriture du territoire. Des exemples corses, mémoire de maîtrise sous la direction de Marie-Claire Robic et Olivier Orain, Paris,
université de Paris I, juin 1997.
Anne Biau, Périurbanisation. Objet et formes géographiques, mémoire de maîtrise sous la direction d’Olivier Orain, Toulouse, université de Toulouse-le Mirail, septembre 1999.
Véronique Baptiste, L’identité communale à l’épreuve de la périurbanisation. Une approche statistique et de géographie sociale. Le cas de l’espace péri-urbain de Rodez, mémoire de
maîtrise sous la direction de Hélène Guétat-Bernard et O. Orain, Toulouse, université de Toulouse-le Mirail, septembre 1999.
Claude Charles, Dynamique des acteurs professionnels et processus de territorialisation. Le cas de vignobles riverains du Tarn (Gaillac et Côtes du Frontonnais), mémoire de maîtrise
sous la direction d’Olivier Orain, Toulouse, université de Toulouse-le Mirail, septembre 2000.
Mélanie Gambino, La faible densité en Irlande : contrainte ou simple cadre de vie ?, mémoire de maîtrise (bénéficiant d’une bourse ERASMUS) sous la direction d’Olivier Orain et du
Prof. Desmond Gillmor (Trinity College Dublin), Toulouse, université de Toulouse-le Mirail, septembre 2001. Co-direction effective de Marie-Pierre Sol.
Mélanie Gambino, Le concept de faible densité de population : éléments théoriques pour une application en Irlande, Toulouse, université de Toulouse-le Mirail, mémoire de DEA ESSOR sous
la direction d’Olivier Orain et Philippe Sahuc, septembre 2002.
Laurent Nocco, Europe centrale, Europe de l’Est, Europe médiane : étude d’un objet régional flou dans la géographie française au xxe siècle, Toulouse, université de Toulouse-le Mirail,
septembre 2002, mémoire de maîtrise sous la direction d’Olivier Orain et Michel Roux.
Mélanie Foulon, L’évolution des thématiques urbaines en trente ans de parution d’une revue : le cas de L’Espace géographique (1972-2002), Toulouse, université de Toulouse-le Mirail,
septembre 2003, mémoire de maîtrise sous la direction d’Olivier Orain et Michel Roux.
Pierre Pistre, La contestation face à une grande infrastructure de transport, l’exemple du second aéroport toulousain dans les cantons de Grenade et Verdun-sur-Garonne, Toulouse,
université de Toulouse-le Mirail, septembre 2006, mémoire de master (M1) sous la direction d’Olivier Orain et Fabienne Cavaillé.
Sylvain Cuyala, Le référent allogène dans la géographie française contemporaine. L'étranger et les autres disciplines dans les Annales de géographie durant la période
1945-1984, Paris, université de Paris 1, septembre 2007, mémoire de master (M1) sous la direction de Marie-Claire Robic et Olivier Orain.
Élu au conseil d’administration du département de géographie (janvier 1999 - juin 2001).
PRAG de 1996 à 2001 et de 2004 à 2006, j’ai toujours assuré un très fort volume d’enseignement. Par chance, c’est une activité que j’aime profondément, et il me semble pouvoir dire que les étudiants me le rendaient bien. Mes enseignements étaient infiniment plus divers que ma spécialité de recherche ne le laisserait supposer. En outre, j’ai souvent été volontaire pour m’engager dans de nouvelles aventures éducatives. Néanmoins, 384 heures par an ne laissait que peu de temps pour faire de la recherche.