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Articles avec #bibliographies catégorie

Mai 1968 : Un bref état de la question historiographique

J'ai rédigé cette brève recension en avril 2008, en prévision d'un débat qui devait avoir lieu au sein du comité de rédaction de L'Espace géographique. On m'avait demandé de faire court (pas plus de trois pages) et synthétique. Maintenant que le débat a eu lieu, j'estime pouvoir publier le texte sur ce blog. Les ouvrages cités sont repris dans la bibliographie de fin d'article. Ce travail est centré sur l'ici et maintenant, mais il évoque plusieurs ouvrages anciens. En revanche, ce n'est pas un état exhaustif de la littérature.

 

L’historiographie de Mai 68, plus que nulle autre, semble marquée par l’égrenage des célébrations décennales. Il n’est qu’à voir l’explosion éditoriale de ce printemps pour s’en convaincre. Pourtant, à ne considérer que cette dimension commémorative, on risque de passer à côté des principaux jalons d’une réflexion, certes fortement tributaire d’agendas socio-politiques (comme les diatribes sarkozystes de la dernière campagne électorale), mais qui a aussi des inflexions spécifiques. Après tout, le livre à mes yeux le plus décisif sur la question, Mai 68 et ses vies ultérieures de Kristin Ross, est paru en français dans un creux de l’actualité soixante-huitarde, en 2005. Or, toutes proportions gardées, ce regard de l’étranger est sans doute en train d’opérer un travail correcteur équivalent à celui de La France de Vichy de Robert Paxton pour un tout autre domaine.

Toute la difficulté des débats historiographiques actuels sur Mai-68 tient à l’existence d’une puissante vulgate, forgée surtout par des individus hostiles aux événements (Régis Debray, Luc Ferry et Alain Renaut) mais aussi par certains acteurs (Daniel Cohn-Bendit). En outre, le schème de la « génération », imposé au forceps par les livres à succès de Hervé Hamon et Patrick Rotman (plus que par leur documentaire), a largement contribué à focaliser l’attention sur la trajectoire de quelques individus célèbres devenus des emblèmes de Mai (Serge July, Alain Geismar, Jacques Sauvageot, etc.). Un discours journalistico-essayiste s’est retrouvé amplifié et schématisé par une instrumentalisation symbolique tous azimuts, présente dans nombre de champs de la vie sociale (politique, éducation, mœurs, travail, etc.). Plus que jamais, quarante ans après, « Mai 68 » est une invocation brûlante, qui sert à disqualifier ou à célébrer, au risque d’interdire durablement une interrogation historiographique sereine sur les Événements.

Nombre d’ouvrages publiés récemment (Artières et alii, Damamme et alii, Zancarini-Fournel) s’essaient à sortir de l’alternative épuisante entre réquisitoire et histoire pieuse. Il reste pourtant difficile de s’en tenir à une neutralité axiologique rigoureuse : c’est la limite d’ouvrages comme La pensée anti-68 (Audier), Mai 68 en France ou la révolte du citoyen disparu (Fauré), voire même Mai 68 et ses vies ultérieures (Ross) que de conserver un objectif apologétique qui, à un certain degré, diminue la crédibilité des analyses. Du côté des pamphlets anti-68 (ainsi le sidérant livre collectif dirigé par Grimpert et Delsol), on constate une régression très nette par rapport à des analyses critiques plus anciennes (comme celle de Raymond Aron). Tout se passe comme si Mai-68 était demeuré durant 40 ans comme la tache à extirper pour une large part de la droite (intellectuelle) française, ainsi que le montre (de manière brouillonne mais suggestive) le livre de Serge Audier.

Dans la dernière livraison du Débat (n° 149, mars-avril 2008), plusieurs auteurs (Jean-Pierre Rioux, Bénédicte Delorme) reviennent sur l’idée qu’on « ne se trouve pas, devant Mai, face à un objet d’histoire accompli » (B. Delorme). Les conditions ne sont pas encore réunies, semble-t-il, pour que les interprétations savantes puissent se dégager des commentaires spontanés que l’événement lui-même (selon J.-P. Rioux) puis ses contempteurs (selon Bénédicte Vergez-Chaignon) ont imposés. Plusieurs fois émerge l’idée d’un événement inédit, qui résiste à la comparaison avec d’autres moments-clés (1789, 1848, 1914-1918, 1944, 1958), notamment parce que les modalités d’un apaisement (commémorabilité, discontinuité temporelle) ne sont pas réunies.

L’un des aspects les plus frappants de l’historiographie de Mai est de procéder par miettes : ouvrages collectifs fragmentés en dizaines de contributions autonomes (Artières et alii, Damamme et alii, Dreyfuss-Armand et alii) ou productions en solo qui fourmillent de détails difficiles à fédérer ou hiérarchiser (Audier, Brillant, Gruel, Hourmant, Le Goff, Ross). Faut-il y voir une pluralité irréductible propre à l’expérience de Mai-68 ou une difficulté à penser celle-ci de manière convergente ? Certains auteurs s’en sortent par un mot (ou un syntagme) qui vient en quelque sorte condenser ce que le mouvement aurait été : « individualisme irresponsable » pour Jean-Pierre Le Goff, « événement politique » pour K. Ross, « contestation » pour B. Brillant, « hétérodoxie » pour Boris Gobille dans son remarquable chapitre de Mai-Juin 68 (Damamme et alii), etc. Pourtant, le processus de qualification achoppe sur un problème majeur : il n’y a pas consensus ni nette commensurabilité entre ces labellisations diverses. Dès lors, chaque effort de théorisation ambitieuse ressemble à un exercice de soliste exécuté au-dessus d’une polyphonie.

En revanche, la scansion temporelle semble à peu près faire consensus : les « années 68 » d’inscrivent dans une séquence mondiale qui part de la fin des années 1950, quand la croissance des Trente glorieuses prend son rythme de croisière — en contraste avec l’exacerbation des tensions Est/Ouest, Nord/Sud, etc. — et s’achève dans la seconde moitié des années 1970, avec la montée de la Crise. Sur cette classique trame économiciste (marxisante ?) se superposent des lectures politiques (développement d’un anticolonialisme occidental), démographiques (c’est le triomphe de la jeunesse du baby-boom), culturelles (nous sommes dans l’ère de la contre-culture), socio-économiques (avènement de la société de consommation), etc. Certains auteurs privilégient telle ou telle clé d’interprétation, d’autres insistent sur des phénomènes que je qualifierais volontiers de « systémiques », mais les limites de la séquence sont convergentes, de façon assez troublante.

Beaucoup moins consensuelle est l’interprétation de l’événement : irréductible à toute explication structurelle pour les uns (Le Goff, Ross, Fauré), largement préfiguré pour d’autres (Damame et alii, Artières et alii). On retrouve sans surprise une opposition entre un habitus historien qui se méfie des lectures « spontanéistes » et des regards plus militants qui mettent l’accent sur les irréductibilités, l’irruption d’une nouveauté radicale, et surtout la généralisation soudaine de pratiques et d’idées jusqu’alors groupusculaires. Au reste, sur un mode symétrique, les principaux contempteurs des Événements mettent aussi l’accent sur leur situation inaugurale, point de départ d’une épidémie qui a gangrené les sociétés occidentales (Grimpert, Delsol, et alii). En fait, il y a très peu de lectures qui gomment véritablement l’impact de l’événement et ses singularités. Pour les historiens, on pourrait dire que celui-ci fonctionne comme un accélérateur et un diffuseur social, même si certains considèrent que rien n’a été inventé en Mai-68.

Le thème du legs est nettement plus controversé : si toute une tradition conservatrice s’entend pour faire de Mai-68 le point de départ de phénomènes de décomposition des sociétés occidentales (relativisme moral, individualisme « libéral-libertaire », décomposition des solidarités républicaines), d’autres auteurs (K. Ross notamment) insistent au contraire sur la rupture qu’auraient constitué les années 1980, moment qui fait écran entre un 68 résolument collectif, utopiste, critique, anti-capitaliste et une période entamée depuis 1980 qui voit s’imposer un individualisme confinant souvent au cynisme, un délitement progressif du criticisme antérieur, un retour à la philosophie (contre les sciences sociales) et à tout ce qui conforte une idéologie libérale pleinement restaurée. Dans les ouvrages collectifs à habitus historien, on ne trouve que rarement ce genre d’analyses globales sur l’humeur socio-politique. En revanche, le reflux qui suit l’échec des événements, les mutations de l’action militante, l’émiettement des terrains de lutte, sont des phénomènes fréquemment analysés. Il est vrai que de nombreux mouvements sociaux (féminisme, mouvement gay, groupes d’études sur les prisons, Larzac, etc.) émergent comme des suites et des héritages de Mai-68.

C’est d’ailleurs à ce niveau-là que se pose la question d’un impact (différé) de mai dans la vie « scientifique ». Le sujet a été peu abordé, sinon par un numéro déjà ancien (mais très stimulant) des Cahiers de l’IHTP (1989), qui ne discute pas vraiment l’impact sur les sciences sociales (tant cela paraît une évidence) : c’est ce qu’illustre notamment l’analyse par Gérard Mauger de l’abandon de la sociologie quantitative, supplantée par les récits de vie. Dans le récent numéro du Débat, Pierre Grémion a prolongé l’analyse en amont dans un article très instructif intitulé « Les Sociologues et 68 », qui fait la part un peu belle aux vedettes de l’époque, a contrario de l’effort de G. Mauger.

Le numéro des Cahiers de l’IHTP avait été coordonné par le regretté Michael Pollak, auteur d’un remarquable article de synthèse. Il y développait un « modèle » qui pourrait laisser songeur des géographes :

Si l’on peut considérer Mai 68 comme un événement intermédiaire […] on peut raisonnablement affirmer que le champ de la recherche en sciences sociales (surtout la recherche contractuelle, en dehors du contrôle institutionnel) a été un laboratoire d’expérimentation et de réflexion important pour mener à bien cette transition entre deux phases. Et si cette transition s’est traduite, comme le disent la plupart des analystes, par la réaffirmation des principes de libéralisme intellectuel, du pluralisme politique, par une plus forte dispersion des pouvoirs et l’émergence de contre-pouvoirs, on peut constater qu’en sciences sociales aussi elle s’accompagne du déclin de situations hégémoniques, indissociablement définies comme domination sociale et théorique exercée par une école de pensée (ou un individu) sur des disciplines et des champs de recherche entiers. (p. 18)

Le colloque à venir (10-12 septembre 2008) de la Société française pour l’histoire des sciences de l’homme (SFHSH), « Mai-68, creuset pour les sciences humaines ? », voudrait relancer une réflexion spécifique sur les effets tout à la fois sociaux et cognitifs de Mai 68 dans le champ scientifique et les « savoirs » émergents.

 Je terminerai cette recension en notant que s’il existe désormais des petits ouvrages de vulgarisation recommandables (Fauré, 1998 et surtout Gobille, 2008), si l’on constate un décloisonnement des témoignages vers les « oubliés » et les sans-grade (Daum, Vigna), si de nouvelles façons de traiter l’archive de 68 dans sa spécificité (E. Loyer ; n° d’avril-juin de la revue Vingtième siècle), fait toujours défaut un espace de confrontation et de commensuration des analyses qui permettrait d’aller au-delà de l’émiettement et de la profusion baroque des opinions.

28 avril 2008

Textes cités

Artières, P. & Zancarini-Fournel, M., dir., 68 : Une histoire collective, 1962-1981, La Découverte, 2008.

Audier, S., La pensée anti-68. Essai sur les origines d’une restauration intellectuelle, La Découverte, « Cahiers libres », 2008.

Brillant, B., Les Clercs de 68, PUF, « Le Nœud gordien », 2003.

Collectif, « Mai 68 et les sciences sociales », Cahiers de l’IHTP, n° 11, CNRS, avril 1989.

Collectif, « Mai 68, quarante ans après », Le Débat, n° 149, mars-avril 2008.

Collectif, « L’ombre portée de Mai 68 » (dossier dirigé par J.-P. Rioux et J.-F. Sirinelli), Vingtième siècle, avril-juin 2008.

Damamme, D., Gobille, B., Matonti, F., Pudal, B., dir., Mai Juin 68, Les éditions de l’atelier, 2008.

Daum, N., Mai 68 raconté par des anonymes, éditions Amsterdam, 2008.

Debray, R., Modeste contribution aux discours et cérémonies officielles du dixième anniversaire, François Maspero, 1978.

Dreyfus-Armand, G., Frank, R., Lévy, M.-F., Zancarini-Fournel, M., Les Années 68. Le temps de la contestation, éditions Complexe, 2000, rééd. Complexe, coll. « Historiques » (poche), 2008.

Fauré, C., Mai 68 : jour et nuit, Gallimard, « Découvertes Gallimard », 1998. (vulgarisation)

Fauré, C., Mai 68 en France ou la révolte du citoyen disparu, Les empêcheurs de penser en rond, 2008.

Ferry, L. et Renaut, A., La pensée 68. Essai sur l’anti-humanisme contemporain, Gallimard, 1985, rééd. Folio essais, 1988.

Gobille, B., « La vocation d'hétérodoxie », chap. 18 de D. Damamme et alii, Mai Juin 68, Les éditions de l’atelier, 2008, p. 274-281.

Gobille, B., Mai 68, La découverte, « Repères histoire », 2008. (vulgarisation)

Grimpert, M. et Delsol, C., Liquider Mai 68 ?, Presses de la renaissance, 2008.

Gruel, L., La rébellion de 68. Une relecture sociologique, Presses universitaires de rennes, « Le sens social », 2004.

Hourmant, F., Le désenchantement des clercs. Figures de l’intellectuel dans l’après-Mai 68, Presses universitaires de Rennes, « Res Publica », 1997.

Le Goff, J.-P., Mai-68, l’héritage impossible, La Découverte, « cahiers libres », 1998, rééd. La Découverte poche 2006.

Loyer, E., Mai 68 dans le texte, éds Complexe, « Histoire du temps présent », 2008.

Ross, K., Mai 68 et ses vies ultérieures [trad. : A.-L. Vignault], éditions Complexe/ Le monde diplomatique, 2005.

Vaïsse, M., Mai 68 vu de l’étranger, éditions du CNRS, 2008.

Vigna, X., L’Insubordination ouvrière dans les années 68. Essai d’histoire politique des usines, Presses universitaires de rennes, « Histoire », 2007.

Zancarini-Fournel, M., Le Moment 68. Une histoire contestée, Le Seuil, « L’univers historique », 2008.

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Positivisme et géographie : une bibliographie

Le commentaire accompagnant cette bibliographie est intitulé "notes de cours". J'ai consacré une journée à l'écrire, en dépit des autres tâches qui m'incombent. Comme tout ceci procède d'un cours récent, je ne voulais pas laisser trop traîner l'exercice.

 

 

Positivisme et géographie

 

Une bibliographie de travail

1°) Éléments d’initiation

Besse, J.-M., « Généralités épistémologiques », dans M.-C. Robic, dir., Géographie. Déterminisme, possibilisme, approche systémique, Vanves, Cours CNED, 2001, fascicule I, p. 1-21 (1ère partie) et 1-22 (2e partie).

Grange, J., Comte (1798-1857) : Sciences et philosophie, Ellipses, « Philosophie », 2006.

Hacking, I., Concevoir et expérimenter. Thèmes introductifs à la philosophie des sciences expérimentales [trad. B. Ducrest], Christian Bourgois, « Épistémè essais », 1989, spéc. ch. III, p. 81-106.

Ulises Moulines, C., La philosophie des sciences fin xixe / début xxie siècle. L’invention d’une discipline, Éditions ENS rue d’Ulm, 2006.

Vatin, F., « Comte et Cournot. Une mise en regard biographique et épistémologique », Revue d’histoire des sciences humaines, n° 8, p. 9-40.

Wagner, P., dir., Les philosophes et la science, Gallimard, folio essais inédit, 2002.

 

2°) Approfondissements historiques et épistémologiques

Bourdeau, M., Braunstein, J.-F. & Petit, A., Auguste Comte aujourd’hui, Kimé, « Philosophie-épistémologie », 2003.

Braunstein, J.-F., « La philosophie des sciences d’Auguste Comte », dans P. Wagner, dir., Les philosophes et la science, Gallimard, folio essais inédit, 2002, p. 787-822.

Collectif, « La Réception du positivisme (1843-1928 », Revue d’histoire des sciences humaines, n° 8, 2003.

Comte, A., Philosophie des sciences (anthologie préparée et présentée par Juliette Grange), Gallimard, « Tel », 1997.

Durkheim, É., Les règles de la méthode sociologique, Félix Alcan, 1895 ; Rééd. Flammarion, « Champs », 1988.

Garreta, G., « Ernst Mach : l’épistémologie comme histoire naturelle de la science », dans P. Wagner, dir., Les philosophes et la science, Gallimard, folio essais inédit, 2002, p.624-658.

Grange, J., La Philosophie d’Auguste Comte, PUF, 1996.

Grange, J., « Expliquer et comprendre de Comte à Dilthey », dans N. Zaccaï-Reyners, dir., Explication-compréhension. Regards sur les sources et l’actualité d’une controverse épistémologique, éditions de l’université de Bruxelles, « Philosophie et société », 2003, p. 13-34.

Jacob, P., L’Empirisme logique, ses antécédents, ses critiques, Minuit, « Propositions », 1980.

Jacob, P., De Vienne à Cambridge. L’héritage du positivisme logique de 1950 à nos jours précédé de Comment peut-on ne pas être empiriste ?, Gallimard, « Bibliothèque des sciences humaines », 1980.

Langlois, C.-V. & Seignobos, C., Introduction aux méthodes de recherche historique, Librairie Hachette, 1898 ; rééd. : Paris, éds Kimé, 1992.

Lepenies, W., « Les métamorphoses d’Auguste Comte. Science et littérature aux origines du positivisme », dans Les trois cultures. Entre science et littérature, l’avènement de la sociologie, éds de la M.S.H., 1990, p. 17-44.

Petit, A., Heurs et malheurs du positivisme comtien, thèse d’état, université de Paris I, 1993.

Petit, A., dir., Auguste Comte. Trajectoires positivistes. 1798-1998, L’Harmattan, « Épistémologie et philosophie des sciences », 2003 ;

Petit, A., « Contributions positivistes à l’enseignement des sciences », dans H. Gispert, N. Hulet et M.-C. Robic, dir., Science et enseignement. L’exemple de la grande réforme des programmes du lycée au début du xxe siècle, Vuibert, INRP, 2007, p. 81-102.

Van Fraassen, B., The Scientific Image, Oxford University Press, 1980.

3°) Textes « positivistes » en géographie

Auriac, F., « Analyse spatiale et matérialisme : introspection », Géocarrefour, n° spécial « Les références des géographes », F. Durand-Dastès, dir., LXXVIII, 2003, n° 1, p. 7-11.

Brunhes, J., La Géographie humaine, t. I : « les faits essentiels, groupés et classés » ; t. II : « Monographies », Paris, Félix Alcan, 1910, 2e rééd. : 1925.

Chamussy, H., Charre, J., Durand, M.-G., & Le Berre, M., « Espace, que de brouillons commet-on en ton nom ! », Brouillons Dupont, n° 1, 1977, p. 15-30.

Demangeon, A., « Une définition de la géographie humaine », Problèmes de géographie humaine, Paris, A. Colin, 1942, p. 25-34.

Dauphiné, A., « Mathématiques et concepts en géographie », dans Groupe Dupont, Géopoint 78, Concepts et construits dans la géographie contemporaine, p. 7-24.

Gallois, L., « Conclusion II » dans Régions naturelles et noms de pays. Étude sur la région parisienne, Paris, A. Colin, 1908, p. 216-235.

Gottmann, J., « De la méthode d'analyse en géographie humaine », Annales de géographie, LVI, n° 301, janv.-mars 1947, p. 1-12.

Groupe Dupont, Géopoint 76, Théories et géographie, Avignon, 1976.

Harvey, D., Explanation in Geography, London, Arnold, 1969.

Labasse, J., « Quantitatif et qualitatif : réflexions d’un géographe », Norsk Geografisk Tidsskrift. Utgitt av det Norske Geografiske Selskab, Oslo, bind 23, 1969, Hefte 4, p. 185-192.

Pumain, D., Saint-Julien, T. & Vigouroux, M., « Jouer de l’ordinateur sur un air urbain », Annales de géographie, vol. XCII, n° 511, p. 331-346.

Reymond, H., « Une problématique théorique pour la géographie : plaidoyer pour une chorotaxie expérimentale », dans H. Isnard, J.-B. Racine & H. Reymond, Problématiques de la géographie, Paris, P.U.F., 1981, p. 163-249.

Schaefer, R., « Exceptionalism in Geography : a methodological examination », Annals of the Association of American Geographers, 1953, n° 43.

Simiand, F., « Compte-rendu de Demangeon, Blanchard, Vallaux, Vacher et Sion », L’Année sociologique, vol. XI, 1906-1909, p. 723-732.

    Vallaux, C., Les sciences géographiques, Paris, Alcan, 1925.

4°) Textes « antipositivistes » en géographie

Berque, A., Médiance, de milieux en paysages, Montpellier, Gip Reclus, coll. « Géographiques », 1990.

Claval, P., « Du point de vue fonctionnaliste au point de vue culturel », L’Espace géographique, XV, 1986, n° 2, p. 90-96.

Chamussy, H., « Les géographes au risque de la complexité », Géocarrefour, n° spécial « Les références des géographes », F. Durand-Dastès, dir., LXXVIII, 2003, n° 1, p. 61-70.

Dardel E., L'homme et la terre, 1951, Réédition : Bibliothèque Nationale, CTHS, 1990.

Debarbieux, B., « L’exploration des mondes intérieurs », dans R. Knafou, dir., L’état de la géographie, autoscopie d’une science, Belin, « Mappemonde », 1997, chap. X, p. 371-384.

Ferrier, J.-P., « Le territoire de la vie quotidienne et le référentiel habitant », dans Groupe Dupont, Géopoint 82, Les territoires de la vie quotidienne, Avignon, 1982, p. 71-199.

Ferrier, J.-P., Raffestin, C & Racine J.-B., « Vers un paradigme critique : matériaux pour un projet géographique », L’Espace géographique, VII, 1978, n° 4, p. 291-297.

Ferrier, J.-P., Antée I. La géographie, ça sert d’abord à parler du territoire ou le métier du géographe, Aix en Provence, Édisud, 1983.

Ferrier, J.-P., « Habiter / Penser la Terre : géographie et idée de l’avenir (Nouveau Moyen Âge et sortie de "crise" », Méditerranée, 1986, n° 3, p. 3-10.

Frémont, A., La Région, espace vécu, PUF, 1976 ; rééd. Flammarion, « Champs », 1999.

Groupe Dupont, Géopoint 82, Les territoires de la vie quotidienne. Recherche de niveaux signifiants dans l’analyse géographique, Avignon, 1982.

Harley, J.-B., « Déconstruire la carte », dans Le pouvoir des cartes. Brian Harley et la cartographie [trad. P. de Lavergne], A.S. Bailly et P. Gould éds, Anthropos, « Géographie », 1995, p. 61-85.

Lussault, M., « Reconstruire le bureau (pour en finir avec le spatialisme) », dans Chivallon, C., Ragouet, P. & Samers, M., Discours scientifiques et contextes culturels : géographies britanniques et françaises à l’épreuve postmoderne, Bordeaux, M. S. H. d’Aquitaine, 2000, p. 225-251.

Racine J.-B. & Bailly, A. S., « La géographie et l’espace géographique : à la recherche d’une épistémologie de la géographie », L’Espace géographique, VIII, 1979, n° 4, p. 283-291.

Racine, J.-B. & Ptéroudis, É., « Argumentation et géographie humaine », Revue européenne des sciences sociales, XXXV, 1997, n° 107, p. 87-108.

Raffestin, C., « Pourquoi n’avons-nous pas lu Éric Dardel ? », Cahiers de géographie du Québec, XXI, n° 84, décembre 1987, p. 471-481.

Raffestin, C., « Théories du réel et géographicité », EspacesTemps, n° 40-41, 1989, p. 26-31.

Raffestin, C., « Géographie et écologie humaine », dans A. Bailly, R. Ferras & D. Pumain, dir., Encyclopédie de géographie, économica, 1995, chap. II, p. 23-36.

5°) Réflexions sur positivisme et géographie

Auriac, F., & Brunet, R., dir., Espaces, jeux et enjeux, Fayard-Fondation Diderot, 1986.

Besse, J.-M., « Sociologues et géographes au début du xxe siècle : un mauvais débat », Cahiers de philosophie, Lille III, 1982.

Chamussy, H., « Le groupe Dupont ou les enfants du paradigme », dans R. Knafou, dir., L’état de la géographie, autoscopie d’une science, Belin, « Mappemonde », 1997, chap. X, p. 134-144.

Collectif, « Les références des géographes », F. Durand-Dastès, coord., Géocarrefour, LXXVIII, 2003, n° 1, p. 3-77.

Orain, O., « La géographie comme science. Quand « faire école » cède le pas au pluralisme » dans M.-C. Robic, dir., Couvrir le monde. Un grand xxe siècle de géographie française, Ministère des affaires étrangères, Association pour la diffusion de la pensée française (ADPF), 2006, p. 81-115.

Pumain, D. & Robic, M.-C., « Le rôle des mathématiques dans une « révolution » théorique et quantitative : la géographie française depuis les années 1970 », Revue d’histoire des sciences humaines, n° 6, avril 2002, p. 123-144.

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La Russie au CAPES et à l'agrégation : une bibliographie sommaire

 

Sont précédés d'une astérisque les ouvrages qui me semblent véritablement utiles sur la question. Il n'y a pas d'articles isolés dans cette biblio, alors que la production de pointe est publiée sous cette forme. On comprendra donc qu'il n'y a rien d'exhaustif dans ce qui vous est proposé ici. C'est un pis-aller en attendant la publication dans quelques mois de la bibliographie "officielle" dans Historiens et géographes.

I Généralités


W. ANDREFF, dir., Analyse économique de la transition postsocialiste, La Découverte, 2002.

W. ANDREFF, Le secteur public à l’Est. Restructuration industrielle et financière, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 2004.

F. BAFOIL, Le postcommunisme en Europe, La Découverte, « Repères », 1999.

* R. BRUNET & V. REY, Europe centrale et orientale, vol. 10 de la Nouvelle Géographie universelle, Belin - Reclus, 1996.

B. CHAVANCE, dir., La Fin des systèmes socialistes, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 1994.

B. CHAVANCE, É. MAGNIN, R. MOTAMED-NEJAD & J. SAPIR, dir., Capitalisme et socialisme en perspective. Évolution, et transformations des systèmes économiques, La Découverte, 1999.

COLLECTIF, « Intégration territoriale en Europe de l’Est et en Union soviétique », Bulletin de la Société languedocienne de géographie, 1987, n° 1-2.

J.-P. DEPRETTO, Pour une histoire sociale du communisme, L’Harmattan, « Pays de l’est », 2001.

M. DREYFUS et alii, Le siècle des communismes, Les éditions de l’atelier, 2000.

M. FOREST & G. MINK, dir., Post-communisme : les sciences sociales à l’épreuve, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 2004.

É. HOBSBAWM, L’âge des extrêmes. Histoire du court xxe siècle, Bruxelles, éd. Complexe, 1994.

M. LEWIN, Le Siècle soviétique, Fayard/Le Monde diplomatique, 2003.

J.-P. PAGÉ & J. VERCUEIL, De la chute du mur à la nouvelle Europe. Économie politique d’une métamorphose, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 2004.

J. RADVANYI & V. REY, Régions et pouvoirs régionaux en Europe de l’est et en URSS, Masson, 1989.

M. ROUX (ss la direction de), Nations, État et territoire en Europe de l’Est et en URSS, L’Harmattan, coll. « Pays de l’Est », 1992.

 

Revue Le Courrier des pays de l’Est, Revue d'études comaparatives Est-Ouest, Cahiers du Monde russe, Postsoviet geography


II Russie et ex-URSS

1°) Sur l’histoire de l’URSS

* N. WERTH, Histoire de l’Union soviétique, P.U.F., 3e éd., 2004.

C. Bettelheim, Les luttes de classe en URSS. 3e période 1930-1941, Maspéro, 1982-1983.

* A. BLUM, Naître, vivre et mourir en URSS, Petite bibliothèque Payot, 1994, rééd. 2004 (poche).

B. CHAVANCE, Le système économique soviétique, de Brejnev à Gorbatchev, Nathan, coll. « Circa », 1989.

S. DULLIN, Histoire de l’URSS, La Découverte, « Repères », 1994.

M. LEWIN, La formation du système soviétique, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 1987.

* M. LEWIN, La grande mutation soviétique, La Découverte, 1989.

* M.-C. MAUREL, Territoire et stratégies soviétiques, Économica, 1985.

G. NIVAT, Russie-Europe : la fin du schisme, Lausanne, éd. L’Âge d’homme, 1993.

J. SAPIR, Les fluctuations économiques en URSS, 1941 - 1985, Éditions de l’EHESS, 1989.

* J. SAPIR, L’économie mobilisée, La découverte, 1990.

* J. SAPIR, Retour sur l’URSS. Économie, société, histoire, L’Harmattan, Collection « Pays de l’Est », 1997.

J.-L. VAN REGEMORTER, D’une perestroïka à l’autre : l’évolution économique de la Russie de 1860 à nos jours, SEDES, 1990

C. VAÏSSIÉ, Pour votre liberté et pour la nôtre. Le combat des dissidents de Russie, Paris, Robert Laffont, 2000.

* A. VICHNEVSKI, La faucille et le rouble. La modernisation conservatrice en URSS, Gallimard, « Bibliothèque des Histoires », 2000.


2°) Références « totalitariennes »

H. ARENDT, Les origines du totalitarisme, t. 3 : Le système totalitaire, Le Seuil, 1972, rééd. coll. Points essais, 1995, n° 307.

H. ARENDT, La nature du totalitarisme, Payot, Petite bibliothèque philosophique, 1990.

A. BESANÇON, Présent soviétique et passé russe, Hachette, Pluriel, 1980.

A. BESANÇON, Anatomie d’un spectre. L’économie politique du socialisme réel, Calmann Lévy, 1981.

F. FURET, Le passé d’une illusion. Essai sur l’idée communiste au xxe siècle, Robert Laffont / Calmann Lévy, 1995, rééd. Le livre de poche, 1998.

C. LEFORT, La complication. Retour sur le communisme, Fayard, 1999.

M. MALIA, La tragédie soviétique. Histoire du socialisme en Russie 1917-1991, Le Seuil, L’Univers historique, 1995, rééd. coll. Points histoire, 1999, n° 257.


3°) Sur la Russie contemporaine

A. BERELOWITCH & M. WIEVIORKA, Les Russes d’en bas. Enquête sur la Russie post-communiste, Le Seuil, coll. « L’épreuve des faits », 1996.

A. BERELOWITCH & J. RADVANYI, dir., Les 100 portes de la Russie. De l’URSS à la CEI, les convulsions d’un géant, éd. de l’Atelier, 1999.

Y. BREAULT, P. JOLICOEUR & J. LEVESQUE, La Russie et son ex-empire, Presses de sciences-po, 2005.

R. BRUNET,  La Russie nouvelle, La documentation photographique, n° 7025, octobre 1994.

R. BRUNET, D. Eckert, V. KOLOSSOV, Atlas de la Russie et des pays proches Montpellier-Paris, Reclus - La Documentation Française, 1995.

R. BRUNET, La Russie : dictionnaire géographique, CNRS Libergéo/La documentation française, 2001.

COLLECTIF, « La Russie, dix ans après », Revue Hérodote, 2002, n° 104.

COLLECTIF, « Russie : la dictature de la loi », Revue L’Économie politique, n° 21, janvier 2004.

COLLECTIF, « La Russie de Poutine », Revue Pouvoirs, n° 112, éds du Seuil, janvier 2005.

D. ECKERT & V. KOLOSSOV, La Russie, Flammarion, coll. « Dominos », 1999.

* D. ECKERT, Le Monde russe, Hachette supérieur, "Carré géographie", 2005, rééd. 2007.

* D. ECKERT, La Russie, Hachette supérieur, "Recueils pour les concours", 2007.

G. FAVAREL-GARRIGUES, dir., Criminalité, police et gouvernement : trajectoires post-communistes, L'Harmattan, 2003.

* G. FAVAREL-GARRIGUES & K. ROUSSELET, La Société russe en quête d’ordre, CERI / Autrement, 2004.

M. FERRO & M.-H. MANDRILLON, Russie, peuples et civilisations, La découverte/Poche, 2005.

É Gessat-Anstett, Liens de parenté en Russie post-soviétique. Une enquête ethnographique, L’Harmattan, « Nouvelles études anthropologiques », 2004.

A. GRIGORIANTZ, Les Caucasiens. Aux origines d'une guerre sans fin, in-folio, coll. "Illico", 2006.

* B. KAGARLITSKIÏ, La Russie aujourd'hui. Néolibéralisme, autocratie et restauration, Parangon, 2004.

* M. LARUELLE & S. PEYROUSE, Les Russes du Kazakhstan. Identités nationales et nouveaux états dans l’espace post-soviétique, Maisonneuve & Larose, 2004.

A. LE HUEROU et alii, Tchétchénie, une affaire intérieure ?, CERI/Autrement, 2005.

C. LOCATELLI, Énergie et transition en Russie : les nouveaux acteurs industriels, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 1998.

M. MENDRAS, dir., Russie, le gouvernement des provinces, Genève, CRES, 1997.

* M. MENDRAS et alii, Comment fonctionne la Russie ? Le politique, le bureaucrate, l’oligarque, CERI / Autrement, 2003.

P. MELANI, dir., Famille et société dans l'espace est-européen et la CEI, n° spécial de Slavica occitanica, 2005

* J. RADVANYÏ, La nouvelle Russie. L’après 1991 : un nouveau « temps des troubles » ?, Masson / Armand Colin, 1996. Réédité en 2000.

J. RADVANYÏ, De l’URSS à la CEI : 12 États en quête d’identité, Ellipses, 1997.

J. RADVANYÏ, dir., Les États postsoviétiques…, Armand Colin, 2003.

J. RADVANYI et G. WILD, La Russie entre deux mondes, La documentation photographique, n° 8045, 2005.

* M.-P. REY, dir., Les Russes de Gorbatchev à Poutine, Armand Colin, 2005.

M. ROCHE, Thérapie de choc et autoritarisme en Russie. La démocratie confisquée, L’Harmattan, 2000.

* J. SAPIR, Le chaos russe, La Découverte, 1996.
J. SAPIR, Le krach russe, La Découverte, 1998.

A. SUERGUEEVA, Qui sont les Russes ?, Max Milo, "L'inconnu", 2006.

G. SOKOLOFF, Métamorphoses de la Russie, 1984-2004, Fayard, 2004.

A. de TINGUY, La grande migration. La Russie et les Russes depuis l’ouverture du rideau de fer, Plon, 2004.

* J. VERCUEIL, Transition et ouverture de l’économie russe (1992-2002). Pour une économie institutionnelle du changement, L’Harmattan, « Pays de l’Est », 2002.


III Quelques références littéraires (pour les amateurs)

1°) Littérature dite « concentrationnaire »

Anna AKHMATOVA, Requiem (poème), Minuit, ed. bilingue, 1991.

Varlam CHALAMOV, Les Récits de la Kolyma, nouvelle édition (intégrale), Verdier, 2003.

Ante CILIGA, Dix ans au pays du mensonge déconcertant, éditions Champ libre, 1977 (réédition de Au pays du grand mensonge [1938] et Sibérie, terre de l’exil et de l’industrialisation [1950]).

Victor KRAVTCHENKO, J’ai choisi la liberté, Self, 1947.

Andrée SANTAURENS, Dix-sept ans dans les camps soviétiques, Gallimard, 1963.

Alexandre SOLJÉNITSYNE, L’Archipel du goulag, 3 t., Le Seuil, 1974 et 1976.

Boris SOUVARINE, Bilan de la terreur en URSS, Librairie du travail, 1936.


2°) Grands écrivains contemporains de la période 1917-1940

Andreï BIÉLYÏ, Petersbourg, Lausanne, L’Äge d’homme, « Classiques slaves », 1967 ; rééd. poche : Le Seuil, coll. « Points roman », 1986.

Iouriï TYNIANOV, La mort du Vazir-Moukhtar, Gallimard, 1969 ; rééd. poche : folio, 1978, n° 1073.

Isaac BABEL, Cavalerie rouge, Lausanne, L’Äge d’homme, « Classiques slaves », 1972, 1992 ; rééd. poche : Le Seuil, coll. « Points roman », n° 227.

Mikhaïl BOULGAKOV, Le Maître et Marguerite, Robert Laffont, « Pavillons » ; rééd. poche : Le livre de poche, coll. Biblio » ou 10/18.

Vladimir NABOKOV, Invitation au supplice, Gallimard, 1960 ; rééd. poche : coll. Folio, 1980, n° 1172.

Iouri OLIÉCHA, L’Envie, Lausanne, L’Äge d’homme, « Classiques slaves », 1992 ; rééd. poche : Le Seuil, coll. « Points roman ».

Boris PILNIAK, L’année nue, Gallimard, 1926 ; nouvelle trad. au Seuil, revue Autrement, 1996.

Boris PILNIAK, Les chemins effacés, Lausanne, L’Äge d’homme, « Classiques slaves », 1978.

Andreï PLATONOV, Tchevengour, Robert Laffont, « Pavillons », 1996.

Evguiéniï ZAMIATINE, Nous autres, Gallimard, 1971 ; rééd. poche : coll. L’imaginaire, 1979, n° 39.


3°) Période post-stalinienne

Vassili AXIONOV, Les Oranges du Maroc, Actes Sud, « Babel », 2003.

Vassili GROSSMANN, Vie et destin, Presses Pocket, 1984.

Valentin RASPOUTINE, L’adieu à l’île, Robert Laffont, « Pavillons », 1979.
Olga SEDAKOVA, Voyage à Tartu & retour, Clémence Hiver, 2005.

Alexandre SOLJÉNITSYNE, La maison de Matriona (et autres nouvelles), Presses Pocket, 1976.

Alexandre SOLJÉNITSYNE, Le pavillon des cancéreux, Presses Pocket, 1980.

Vladimir TENDRIAKOV, Le Printemps s’amuse et autres nouvelles, Gallimard, Littérature soviétique, 1982.


4°) Parmi les contemporains

Victor ÉROFIÉEV, La Belle de Moscou, Albin Michel, 1990.

Victor ÉROFIÉEV, La vie avec un idiot, Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1992.

Victor ÉROFIÉEV, Le Jugement dernier, Albin Michel, « Les Grandes traductions », 1996.

Alexandre IKONNIKOV, Dernières nouvelles du bourbier, Le Seuil, « Points roman », 2004.

Lioudmila OULITSKAÏA, Sonietchka, Gallimard, 1998, rééd. en « Folio ».

Sviétlana ALÉXIÉÏÉVITCH, La Supplication, J’ai Lu, 2000.

Sviétlana ALÉXIÉÏÉVITCH, Les Cercueils de zinc, Christian Bourgois, 2002.
 

 

5°) Témoignages
     Anne BRUNSWIC, Sibérie. Un voyage au pays des femmes, Actes Sud, 2006.
    Anne NIVAT, La Maison Haute. Des Russes aujourd'hui, rééd. Le livre de poche, 2004.
    Anna POLITOVSKAÏA, Douloureuse Russie. Journal d'une femme en colère, Buchet Chastel, 2006.
    Olga SEDAKOVA, Voyage à Tartu & retour, Clémence Hiver, 2005.
    Jean-Pierre THIBAUDAT, Rien ne sera plus jamais calme à la frontière finno-chinoise, Christian Bourgois, 2002
   

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